2e décan: Cette deuxième quinzaine d'avril est intense. Vous ne touchez plus terre. Tout s'anime autour de vous.
C'est mon horoscope dans le matin. La phrase du milieu me fait mourir de rire! Ahahahah!!!
Température du lac à Versoix (pour Eric):
- Lundi 16 déc. 12h: 7.1°
En bref:
Petit Papa Noël...
jeudi 14 avril 2011
mercredi 13 avril 2011
re-pied
Le couperet est tombé ce soir, c'est pire que ce que je pensais, il s'agit d'une ostéonécrose de type Freiberg. Je n'ai pas encore pu parler à ma rhumatologue mais mon ami radiologue, le Dr Schneider, m'a déjà dit que seule la décharge complète de ce pied pouvait permettre une guérison. Je m'habitue à l'idée de ne plus danser, mais j'enrage... et peut-être que je devrai aussi arrêter le travail. Les journées vont me sembler loooongues!
Pied
J'ai mal au pied, je me fais à l'idée de devoir arrêter le tango aussi, après la danse se salon, pour au moins 2 semaines... dur dur! J'attends avec impatience le résultat de l'IRM de vendredi passé, pour prendre une décision. Je pourrais prendre des anti-inflammatoires mais j'en ai déjà trop pris et ça ne résout rien. Fait pas tous les jours bon vieillir! C'est pas grave mais qu'est-ce que c'est casse-pieds!!!
mardi 12 avril 2011
lundi 11 avril 2011
La Venoge
A partir d'une tomme à l'ail aux ours, désignée comme Tomme artisanale de la Venoge, j'ai du expliquer à un Danois la belle histoire de La Venoge. Comment mieux la décrire qu'avec le poème de Jean-Villard Gilles? Tout un poème...
La Venoge, par Jean Villars-Gilles par funkypitt
La Venoge, par Jean Villars-Gilles par funkypitt
En voici le texte, à apprendre par coeur!
On a un bien joli canton :
des veaux, des vaches, des moutons,
du chamois, du brochet, du cygne ;
des lacs, des vergers, des forêts,
même un glacier, aux Diablerets ;
du tabac, du blé, de la vigne,
mais jaloux, un bon Genevois
m’a dit, d’un petit air narquois :
– Permettez qu’on vous interroge :
Où sont vos fleuves, franchement ?
Il oubliait tout simplement
la Venoge !
Un fleuve ? En tout cas, c’est de l’eau
qui coule à un joli niveau.
Bien sûr, c’est pas le fleuve Jaune
mais c’est à nous, c’est tout vaudois,
tandis que ces bons Genevois
n’ont qu’un tout petit bout du Rhône.
C’est comme : «Il est à nous le Rhin !»
ce chant d’un peuple souverain,
c’est tout faux ! car le Rhin déloge,
il file en France, aux Pays-Bas,
tandis qu’elle, elle reste là,
la Venoge !
Faut un rude effort entre nous
pour la suivre de bout en bout ;
tout de suite on se décourage,
car, au lieu de prendre au plus court,
elle fait de puissants détours,
loin des pintes, loin des villages.
Elle se plaît à traînasser,
à se gonfler, à s’élancer
– capricieuse comme une horloge –
elle offre même à ses badauds
des visions de Colorado !
la Venoge !
En plus modeste évidemment.
Elle offre aussi des coins charmants,
des replats, pour le pique-nique.
Et puis, la voilà tout à coup
qui se met à fair’ des remous
comme une folle entre deux criques,
rapport aux truites qu’un pêcheur
guette, attentif, dans la chaleur,
d’un œil noir comme un œil de doge.
Elle court avec des frissons.
Ça la chatouille, ces poissons,
la Venoge !
Elle est née au pied du Jura,
mais, en passant par La Sarraz,
elle a su, battant la campagne,
qu’un rien de plus, cré nom de sort !
elle était sur le versant nord !
grand départ pour les Allemagnes !
Elle a compris ! Elle a eu peur !
Quand elle a vu l’Orbe, sa sœur
– elle était aux premières loges –
filer tout droit sur Yverdon
vers Olten, elle a dit : «Pardon !»
la Venoge !
«Le Nord, c’est un peu froid pour moi.
J’aime mieux mon soleil vaudois
et puis, entre nous : je fréquente !»
La voilà qui prend son élan
en se tortillant joliment,
il n’y a qu’à suivre la pente,
mais la route est longue, elle a chaud.
Quand elle arrive, elle est en eau
– face aux pays des Allobroges –
pour se fondre amoureusement
entre les bras du bleu Léman,
la Venoge !
Pour conclure, il est évident
qu’elle est vaudoise cent pour cent !
Tranquille et pas bien décidée.
Elle tient le juste milieu,
elle dit : «Qui ne peut ne peut !»
mais elle fait à son idée.
Et certains, mettant dans leur vin
de l’eau, elle regrette bien
– c’est, ma foi, tout à son éloge –
que ce bon vieux canton de Vaud
n’ait pas mis du vin dans son eau…
la Venoge !
Jean Villard-Gilles - Port-Manech, juillet 1954
"Ce poème a un pouvoir secret dont je m'émerveille chaque jour. Il est déjà dans le folklore. Bientôt, je le sens, il ne m'appartiendra plus." Gilles
des veaux, des vaches, des moutons,
du chamois, du brochet, du cygne ;
des lacs, des vergers, des forêts,
même un glacier, aux Diablerets ;
du tabac, du blé, de la vigne,
mais jaloux, un bon Genevois
m’a dit, d’un petit air narquois :
– Permettez qu’on vous interroge :
Où sont vos fleuves, franchement ?
Il oubliait tout simplement
la Venoge !
Un fleuve ? En tout cas, c’est de l’eau
qui coule à un joli niveau.
Bien sûr, c’est pas le fleuve Jaune
mais c’est à nous, c’est tout vaudois,
tandis que ces bons Genevois
n’ont qu’un tout petit bout du Rhône.
C’est comme : «Il est à nous le Rhin !»
ce chant d’un peuple souverain,
c’est tout faux ! car le Rhin déloge,
il file en France, aux Pays-Bas,
tandis qu’elle, elle reste là,
la Venoge !
Faut un rude effort entre nous
pour la suivre de bout en bout ;
tout de suite on se décourage,
car, au lieu de prendre au plus court,
elle fait de puissants détours,
loin des pintes, loin des villages.
Elle se plaît à traînasser,
à se gonfler, à s’élancer
– capricieuse comme une horloge –
elle offre même à ses badauds
des visions de Colorado !
la Venoge !
En plus modeste évidemment.
Elle offre aussi des coins charmants,
des replats, pour le pique-nique.
Et puis, la voilà tout à coup
qui se met à fair’ des remous
comme une folle entre deux criques,
rapport aux truites qu’un pêcheur
guette, attentif, dans la chaleur,
d’un œil noir comme un œil de doge.
Elle court avec des frissons.
Ça la chatouille, ces poissons,
la Venoge !
Elle est née au pied du Jura,
mais, en passant par La Sarraz,
elle a su, battant la campagne,
qu’un rien de plus, cré nom de sort !
elle était sur le versant nord !
grand départ pour les Allemagnes !
Elle a compris ! Elle a eu peur !
Quand elle a vu l’Orbe, sa sœur
– elle était aux premières loges –
filer tout droit sur Yverdon
vers Olten, elle a dit : «Pardon !»
la Venoge !
«Le Nord, c’est un peu froid pour moi.
J’aime mieux mon soleil vaudois
et puis, entre nous : je fréquente !»
La voilà qui prend son élan
en se tortillant joliment,
il n’y a qu’à suivre la pente,
mais la route est longue, elle a chaud.
Quand elle arrive, elle est en eau
– face aux pays des Allobroges –
pour se fondre amoureusement
entre les bras du bleu Léman,
la Venoge !
Pour conclure, il est évident
qu’elle est vaudoise cent pour cent !
Tranquille et pas bien décidée.
Elle tient le juste milieu,
elle dit : «Qui ne peut ne peut !»
mais elle fait à son idée.
Et certains, mettant dans leur vin
de l’eau, elle regrette bien
– c’est, ma foi, tout à son éloge –
que ce bon vieux canton de Vaud
n’ait pas mis du vin dans son eau…
la Venoge !
Jean Villard-Gilles - Port-Manech, juillet 1954
"Ce poème a un pouvoir secret dont je m'émerveille chaque jour. Il est déjà dans le folklore. Bientôt, je le sens, il ne m'appartiendra plus." Gilles
Phoebus
A part les histoires de hérons, volants, dansants ou juste immobiles, hier a été une belle journée pour fêter Phoebus. Il y a 20 ans que ce bateau magnifique a ressuscité, au chantier naval Sartorio. Nous étions beaucoup autour de lui, à boire et manger, et écouter les cors des Alpes. Magique! D'autres beaux bateaux étaient là pour faire naviguer ceux qui le désiraient. Nous sommes partis juste avant que le visage de Poul ne prenne feu... ouf!
Phoebus:
Les bateaux pavoisés et les cors des Alpes:
Héron-bis
Voilà, à cause de ce héron, hier j'ai tenu le devant de la scène, à la milonga d'Almatango. Explication: Le DJ et gourou d'Almatango, mon ami Fernando El Poeta, aime les hérons. Il a aimé celui qui figure sur mon précédent message, et m'a propulsée au milieu de la piste, pour me faire danser une valse (argentine) avec 5 ou 6 différents danseurs, env 20 sec. chacun! Pas facile, chacun a son style, je n'en connaissais que deux, je crois, et j'étais plutôt tremblante!!! Quel piège, merci Fernando!
De plus, j'ai reçu deux livres écrits par le même zigoto sous le pseudonyme de Kronik, et dédicacés très joliment. Ma fête avant l'heure, ou après, selon comment on regarde le temps qui passe...
De plus, j'ai reçu deux livres écrits par le même zigoto sous le pseudonyme de Kronik, et dédicacés très joliment. Ma fête avant l'heure, ou après, selon comment on regarde le temps qui passe...
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